Mercredi, j’ai vécu le cas de conscience de la mère. Avec petit ange sur l’épaule gauche, du côté du coeur, et un diablotin du côté droit, tout le tsoin-tsoin. Attention, va y avoir du suspense, de la culpabilisation, et un dénouement à la Hitchock, sans oiseaux. Je préfère te prévenir.

Mercredi, il y avait école toute la journée. Et moi, j’avais mon aprem’ de libre. Sauf que mercredi aprem’, il y avait aussi le carnaval des écoles. Tu commences déjà à entr’apercevoir l’intrigue et le cas de conscience là, non?

Le carnaval, j’avais déjà fait. Trois kilomètres sous la pluie avec des enfants détrempés de papier crêpon. Des gosses jaunes, rouges, verts. J’étais donc moyennement d’humeur à recommencer. MAIS, cette fois, le soleil était au rendez-vous, et Niafette me tannait depuis lundi. « Tu travailles mercredi? Tu vas nous accompagner au carnaval? La maîtresse, elle a dit que les parents pouvaient venir, hein… » J’avais toujours réussi à subtilement détourner la conversation.Des exemples? Bah euh…  « Tu veux un bonbon? Vas y, allume la télé, va. Oh, un kangourou dans le ciel… » (oui soit. N’est pas subtile qui veut), mais à un moment, il fallait que je me décide.

Présentement, à 13h49, le mercredi en question (pour une arrivée à l’école à 14 heures, j’étais laaarge). De deux choses l’une. Soit je me prenais un bon bouquin (ou même un mauvais, c’est l’intention qui compte) et je glissais avec bonheur dans le spa pneumatique qui orne ma terrasse, savourant ces douces heures de solitude qui me restaient… soit j’allais faire plaisir à ma grande fille qui désirait tant ma présence auprès d’elle.

Petit diable/Petit ange. Le diablotin avait la chaleur du spa. Le petit ange la bouille de ma Niafette.

Le spa… le bouquin… Mes enfants déguisés, cherchant leur maman dans la foule… (t’as vu, je t’avais dit qu’il y aurait du suspense…)

J’ai foncé à l’école. Je pourrais te dire que c’est parce que je voulais qu’ils ne me le ressortent pas pleine trogne à l’adolescence. Ou pour ne pas culpabiliser.

Mais en réalité, je voulais admirer leurs costumes pas tout à fait finis, marcher dans le brouhaha pendant deux heures, crier ma joie, mon admiration et mon bonheur au moment de lâcher les 17 ballons, dont 8 sont restés accrochés à une branche, et  les flasher pour la postérité tandis qu’ils me snobbaient, parce que oui, sache, les enfants sont fourbes… ils m’auraient fait un caca nerveux si je n’étais pas venue, et là, j’étais là. Même pas d’effusions, de cris de joie, de… merde, ils grandissent. 

lâcher-ballons

La prochaine fois,  petit diable versus petit ange ou pas, je sais ce que je choisirais. 

Le carnaval, bien sûr … (nan mais si, t’as vu, le lâcher de ballons, ça rend bien en photo!) 

9 thoughts on “Le cas de conscience de la mère.”

  1. le petit ange a eu raison, tout ce qui peut faire plaisir à nos enfants faisons le, car ce sont leurs plus belles
    années et elles laissent des souvenirs, même si à ce moment là nous ne comptons pas pour eux, mais ils
    savent que nous seront toujours là , c’est cela être maman!!!!

  2. Tu as des photos des enfants aussi ? J’aurai voulu être là !!! Les grands parents n’ont pas de cas de conscience 😉 Quand c’est possible, ils choisissent TOUJOURS les petits anges 🙂 🙂 🙂

  3. Carnaval bondé contre bouquin et spa… Franchement, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour eux, ces enfants nous rendent bêtes !!
    Ta photo est vraiment très chouette.

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