Comme un poisson dans l’eau.

Ce soir, j’avais aquacoursdequelquechose à la piscine.

J’avais envie d’y aller…

Faux. J’avais autant envie d’y aller que de me coller un poisson rouge vivant dans le fond du gosier (je pense à ça parce que j’ai vu un film hier où un mec chopait un poisson vivant dans un un bocal et se le gobait comme moi je fais avec les M&M’s, et j’ai cru que j’allais dégobiller mon repas sur le N’am endormi dans le canapé tellement ça m’a écœuré.)

Bref, j’avais pas envie. Mais j’ai vendu un rein à la rentrée pour me payer une adhésion à l’année alors « faut rentabiliser », je me dis chaque semaine. Faut rentabiliser, faut rentabiliser, ouais. Mais quand même, ça m’emmerdait.

A la piscine.

Sur le parking, j’ai marché, le cœur aussi lourd que mon pas. Ce n’était, je te rassure, plus à cause du poisson du film d’hier même si quand même j’y repensais, mais de cette obligation que je m’imposais. Arrivée devant les portes, j’ai quand même pris le temps d’une petite discussion avec moi même.

Faire du sport, c’est quoi ?

Faire du sport, ça doit être assimilé à du plaisir, comme manger une panna cotta au caramel. Pas à un supplice comme bouffer un poisson rouge. Sinon, ça ne sert à rien. J’étais d’accord avec moi. (je suis souvent d’accord avec moi, mais on a besoin de peser le pour et le contre, moi et moi-même, de temps en temps.)

Alors, tandis que l’acquacoursdequelquechose allait bientôt commencer, je suis allée nager. Nager, ça, j’aime. Ca me fait du bien. Depuis que j’ai appris à nager vraiment, il y a deux ans, j’éprouve un vrai plaisir à faire des longueurs sans penser à rien d’autre que le nombre d’allers et retours effectués.

5 longueurs.

Il était encore temps de faire la bonne élève et d’arriver à l’heure au cours.

10 longueurs.

J’ai ressenti l’adrénaline de la première fois où j’ai séché les cours en 4 ème pour aller bronzer en haut du Château d’Eau. C’était un cours de latin, alors en y repensant pour ce que ça me sert au quotidien, j’avais bien fait d’en profiter.

15 longueurs.

J’ai pensé que dans 2 ans Niafette serait en 4ème. Et qu’il était hors de question qu’elle sèche les cours pour aller bronzer.

20 longueurs.

Le cours avait commencé. Je pouvais encore arriver en retard, même si après ces 20 longueurs, je risquais d’être un peu crevée.

25 longueurs. 30. 40.

Le cours s’est terminé.

50 longueurs. J’étais comme un poisson dans l’eau, et pas le rouge qui s’est fait gober hier à la télé.

60 longueurs.

J’ai pensé que ma coach de natation serait fière de moi, et aussi aux courbatures que j’aurais demain.

Je suis sortie, un peu rebelle d’avoir séché, surtout fière d’avoir mouillé le maillot (de bain).

2019, je fais ce que je veux. C’est ce que je me suis dit. Pas envie ? Je fais autrement. Je m’écoute moi, avant tout.

Et j’explique à Niafette que si elle sèche les cours je lui fais gober des poissons rouges. 


La semaine prochaine, je retourne à la piscine pour nager. Ce n’est pas une résolution, c’est une promesse à moi même. 

(Nan mais la douche chaude après 60 longueurs c’est juste un bonheur !) (la photo n’est pas représentative : c’était de l’eau gelée !)

poisson

Note : Cet article est à la base un post instagram que j’ai envie de garder 🙂

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