Dormir dans le trampoline.

Dormir dans le trampoline, ça faisait partie de #labucketlistedecycyn , celle à finir avant mes 40 ans.

Dormir dans le trampoline, mais pourquoi ?

C’était parti d’une idée du Fiston, après qu’on ait, les copines et moi, dormi par mégarde dans le trampoline il y a quelques années. Oui. Par mégarde. Au départ, l’idée était vraiment d’y dormir, mais entassées à 5, ça avait vite paru délicat. Chacune était donc rentrée au chaud, petit à petit. Et puis finalement, Harmo et moi, on s’était endormies et on avait été réveillées à 6 heures du matin par un rayon de soleil dans la trogne… (ce qui était mieux qu’une merde d’oiseau, bénissons la vie.)

Bref, le niaf était ouvertement jaloux et rêvait d’y avoir droit à son tour. Alors, j’avais promis, ce qui est dit est dit, cochon qui s’en dédit. Je l’avais même ajouté à la Bucket liste pour qu’on ne le loupe pas… Mais on l’avait loupé.

Ne me jugez pas. Je n’ai jamais été forte en dead line. Ça tombe bien, lui, il s’en foutait que la date soit dépassée, tant qu’on se faisait une nuit à la belle étoile. Une nuit dans le trampoline.

Alors, un samedi soir particulièrement doux, on a dit « Allons-y ». On a emmené 12 couvertures et 6 oreillers, on a cherché la grande ourse sans vraiment la trouver, attendu une étoile filante tout en admirant les immobiles qui scintillaient. Juste avant de s’endormir, il a chuchoté un « Merci Maman c’est la plus belle nuit de ma vie. »

dormir dans le trampoline

Les étoiles on les avait tous les deux dans les yeux, dans le cœur sûrement un peu. Dormir dans le trampoline, on l’a fait. (We did it). On n’a pas vu d’étoile filante mais il a quand même fait le vœu de dormir encore ici ce soir. Alors ce matin j’ai laissé les couettes dans le trampoline. Je ne suis pas une étoile filante, mais les mamans aussi ça réalise les vœux des enfants, quand on peut.

Et le lendemain, effectivement, on a remis ça. A peine installés sur notre matelas rebondissant, au chaud sous les 12 couvertures, on l’a vue. Sa toute première étoile filante. Il m’a dit qu’il n’avait pas eu le temps de faire un voeu, mais qu’en vrai, il s’en fichait, puisque son voeu, il s’était déjà réalisé.

Et puis il s’est endormi en moins de 15 secondes, heureux.

Cette nuit-là, moi, j’ai eu du mal à m’endormir. Y’avait une bestiole qui fouinait dans les haies juste derrière le trampoline, des bruits dans le champ à côté. Dix fois, j’ai failli choper mon gamin dans les bras et rentrer dans la maison. Dix fois, je me suis dit que j’étais à l’abri dans le trampoline et que ça allait bien se passer.

Le lendemain, je rêvais d’un vrai matelas, le niaf de dormir encore une fois dans le jardin… Et puis il a plu. Merci la vie.

Mais en tout cas, dormir dans le trampoline, c’est fait !

Lire aussi : Comment le trampoline est arrivé dans nos vies

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