Quand mon fils, ce petit être magnifique, a commencé à faire ses nuits deux jours avant Noël, je l’ai pris comme un cadeau du ciel, le vieux barbu avait dû voir mes cernes.

Faire ses nuits, un bien grand mot. Parce qu’ensuite, il y a eu les dents, la toux, une petite hospitalisation, des cauchemars, un trop plein d’énergie ou juste (mais ce dernier point reste à l’étude) une envie de m’empêcher de dormir, MOI.

Depuis quelques temps, on était quand même loin de l’image catastrophique que j’avais illustré à l’aide d’un scénario redondant ici. (si si, je t’assure, clique sur le ici coloré et va voir cette vidéo dans laquelle tu reconnaîtras au moins une nuit de ta vie de parent.)

Sauf que mon niaf ne doit pas aimer le changement, à l’instar du président. (quant à lui trouver un bord politique immédiatement, non. Faut pas déconner.)

Depuis la rentrée, profitant de son lit de grand, il se permet de nous rejoindre. Comme il est malin, il a commencé subtilement. D’abord vers 6h15, au moment où son père claquait la porte pour aller bosser. Puis à 5h50, au moment où Papa se levait. Depuis septembre, il a évolué, jusqu’à débouler dans notre lit vers minuit.

dodo enfant parents

Autant te dire tout de suite que si on ne l’arrête pas MAINTENANT, il sera endormi sur NOS oreillers avant même qu’on soit montés se coucher.

Il fallait agir, vite. Et lui expliquer, arguments à l’appui, qu’il ne devait tout simplement pas se lever la nuit, sauf pour aller faire pipi (sinon, la vie devient vite encore plus pourrie) (mate les rimes de folie).

Accoudée sur les derniers volumes de Dolto et de Pernoud réunis, je me suis donc mise à sa hauteur, hier soir, pour lui expliquer calmement et posément qu’il fallait qu’il reste dans son lit TOUTE la nuit. Parce qu’il était un grand garçon. Et que le lendemain matin, Maman (moi) serait si fiiiiiièèèèèèèèère de son grand garçon (lui) qu’elle dirait: BRAAAAVOOOO mon grand. Et qu’on pourrait donc aller le voir le spectacle de la Belle et la bête (qui va être trop chouette) en sortant de l’école.

– Je sais, il y a une forme de chantage qui s’est glissée dans mon discours. Que celui qui se trouve choqué par ce grain de sable dans le rouage m’excuse. Mais j’assume.-

En théorie, le Niaf a acquiescé, ravi, pressé qu’on l’acclame dès le petit déjeuner. All right.

Sur le papier, nous devions donc passer une nuit reposante. Sereine. Calme.

En réalité, mon fils, cet être diabolique, a hurlé sa tristesse d’être seul au lit aux alentours de minuit et demi. Vers 2 heures du mat’, il a allumé la lumière et a pleuré son ennui, lui qui voulait prendre tout de suite le petit déjeuner. A 3 heures, il a hurlé de douleur, me disant qu’il avait mal à l’oreiller. (non, pas l’oreille, le coussin. Voilà, de la comédie de supermarché). A 4 heures du mat’, il a pleuré sans trouvé d’excuses. A 5 heures du mat’, je ne peux pas encore te dire, c’est son père qui y est allé. A 6h30, il a crié qu’il voulait savoir où était son papa. Enfin, à 7h40, quand je suis allé le réveiller, il était tout endormi, mais s’est levé d’un bond en déclarant:

 » t’as vu Maman, ze souis un grand garçon, hein. Ze souis resté dans mon lit. » Bougre de lui, il attendait des applaudissements.

(vraiment, jamais contents les parents.)

En définitive, je pense qu’il m’a grave arnaqué. Je cherche maintenant à me venger. Enfin, ça va venir, parce que là… j’ai mal à l’oreiller.

 

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34 thoughts on “Encore une histoire à dormir (debout)”

  1. Ah le lit de grand… mon petit de bientôt 2 ans qui est toujours dans son lit de bébé nous réveille tôt le matin en criant de son lit et bien souvent je fais la remarque au papa que s’il avait un lit de grand, il débarquerait dans notre lit !
    Voilà ! Tu confirmes ce que je crois !

  2. Ah bah oui mais t’avais pas expliqué qu’il devait rester dans son lit et EN SILENCE hein… mouhahahahaha !!! Je suis contente de savoir que je vais pas être la seule complètement crevée ce soir 🙂 ( le malheur des uns, le bonheur des autres tout ça…)

  3. Pardon 🙁 … mais… que j’ai ri !!!!!!!!!
    J’espère que le spectacle est à la hauteur et que cette nuit sera meilleure 🙂
    Quant à garder le Niaf dans les jours prochains… heu… comment dire… je crois qu’on est VRAIMENT très pris ! Dommage, hein 😉

  4. Je compatis. Totalement. Nous ça fait 5 ans qu’on essaye d’expliquer ça à Paul, mais RIEN à faire. L’autre nuit, il est venu me secouer à 4h du mat: « Maaaaaaaman! La maîtresse a dit qu’il fallait me donner un verre de lait! »
    « …? »
    « Parce que ça aide à dormiiiiiiiir, et que moi j’arrive pas à dormiiiiiiiiireuh! »
    En l’occurrence, moi non plus, hein. Du coup, je me demandais si la perf de lait ça pouvait le faire? (à défaut d’avoir osé retrouner le lit à barreaux quand il était plus petit….)

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