Je ne sais pas dire je t’aime. {Lecture}

Je ne sais pas dire je t’aime, de Nicolas Robin, aux éditions Le livre de Poche

je ne sais pas dire je t'aime

Quatrième de couverture :

Paris, tu l’aimes ou tu la quittes. C’est une injonction quotidienne pour qui se retrouve la joue écrasée contre la vitre d’un métro bondé ou se fait bousculer sur le trottoir par un type mal dégrossi.
Dans ce tohu-bohu parisien, Francine déterre un passé longtemps enseveli devant un guichet d’état civil  ; Juliette rêve d’avoir la beauté fulgurante d’une actrice qui éclate de rire sur un tapis rouge  ; Joachim devient célèbre malgré lui en se faisant larguer en direct à la télé  ; Ben essaie de ne pas finir comme ceux qui picorent leurs petits pois, le nez dans l’assiette, sans adresser un mot à l’autre.
Un chassé-croisé plein d’humour et de tendresse au cœur d’une ville, épicentre de l’amour, où il est parfois difficile de se dire je t’aime.

Je ne sais pas dire je t’aime, l’histoire.

C’est une histoire à 4 voix. Quatre personnages, qui bien qu’étant différents, ont des points communs. Et pas jute celui de vivre à Paris, et de ne pas savoir dire « je t’aime ». Il y a Françoise, qui n’a jamais connu son père. Tout ce qu’elle sait de lui, c’est que c’était un soldat allemand qui a rencontré sa mère en France, pendant la guerre. Françoise, pour qui une simple demande d’extrait d’acte de naissance va devenir le début de nombreuses questions sans réponse. Il y a Juliette, la complexée à la vie ordinaire et fade, qui aimerait tant être aimée et ne plus travailler dans la chaussure allemande. Il y a Ben, que la distance de plus en plus forte avec son compagnon blesse profondément. Il y a Joachim, à qui son ex annonce en plein direct qu’elle en a marre de leur vie étriquée et qu’elle préfère partir avec un autre.

On les suit, chacun leur tour, souriant à chaque début de chapitre du tour de passe avec lequel Nicolas Robin joue avec les mots pour créer une harmonie entre chaque discours.

Mon avis :

J’avais beaucoup entendu parler de « Rolland est mort », par le même auteur, et pourtant j’ai eu envie de commencer par celui-ci. Je ne l’avais pas encore terminé que je fonçais acheter « Rolland est mort ». La plume de Nicolas Robin est délicate, réfléchie, elle vient chercher nos larmes d’émotion et nos sourires. Les mots sont parfaits. Ni dans le trop ni dans le trop peu. Ce roman aurait fait 800 pages que j’aurais continué à le lire avec le même plaisir, la même envie de découvrir les phrases mélodieuses. Ou celles qui font sourire, puis réfléchir. Comme celle que j’avais mise en story sur mon compte instagram-lecture :

— J’ai envie d’avoir des papillons dans le ventre.

— Ok, mais pour ça, faut bouffer des chenilles.

Les portraits de Joachim, Juliette, Françoise et Ben sont parfaitement maîtrisés. Jusqu’aux tout derniers chapitres, j’ai espéré qu’ils se rencontrent, tous, que Nicolas ait créé un lien entre eux. Pas juste comme ça, pour faire bien, mais parce qu’ils avaient tous quelque chose à s’apporter. Sans vouloir spammer, je peux vous dire que je n’ai pas été déçue.

Je suis ressortie de cette histoire enchantée. Ce n’est pas léger. Chaque personnage vit des choses dures, des choses tristes, on a souvent mal au ventre pour eux. Mais Nicola Robin a décrit des moments de vie, parfois des tournants, avec finesse.

Vous vous doutez donc que je vous le conseille !

Je ne sais pas dire Je t’aime, dans toutes les librairies.

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PS : Le concombre utilisé pour ma photo n’a pas souffert. Ce n’est pas un concombre vaudou. Il était très bon avec un peu de vinaigrette. Voilà, vous savez tout.

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