Ces petites perles bien alignées, ces quenottes qui se montrent quand ils sourient… c’est craquant, trop chou… et bien plus adorable que les pelles à tarte qui repoussent après des jours et des jours de gros trou dans la dentition.

Alors, un jour, en rigolant, Mamily et moi avons déclaré au Niaf, âgé à l’époque de 4 ans, qu’on aimerait bien, s’il te plaît, s’il te plaît, qu’il ne perde pas ses dents de lait avant sa majorité. Oui, 18 ans, c’est ça, c’est bien.

Comme le Niaf est FORMIDABLE en théorie ( Monsieur AhOuiD’accordPromis !) il a juré presque craché que lui, il ne laisserait pas ses quenottes se faire la malle avant que sa mère et sa grand mère soient psychologiquement prêtes.

A 5 ans, il promettait encore, avec un sourire qui montre toutes les jolies dents de lait, ainsi que la fossette, histoire de nous faire craquer encore plus.

Et puis il a eu 6 ans. Les copains s’édentaient, tandis que ses dents restaient parfaitement alignées. De temps en temps, il en touchait une… rien ne bougeait. La muraille de Chine de la dentition.

Un jour, il a commencé à s’inquiéter :  » Dis Maman, comme j’ai promis de pas perdre mes dents avant 18 ans, tu crois que les dents elles veulent pas bouger ? Nan parce que je croyais que c’tait de la blague, moi, en vrai… »

Le coeur serré, je me suis dit que ma mère et moi, on avait traumatisé le niaf pour la moitié de sa vie (j’ai calculé ce que ça allait me coûter en psy… bien plus cher que le dentiste, à priori).

je l’ai assuré que ses dents à lui, Mamily et moi, on avait bien compris le coup de la blague. Et que j’avais même l’impression que là haut, une de ses dents commençait à se dérider du bulbe et laissait vaguement l’impression qu’elle allait se mettre à bouger.

Bon. Toujours rien.

Et puis l’autre soir, il est arrivé en larmes. En mangeant une banane, sûr et certain, il avait cassé un truc dans sa bouche. J’ai regardé. Derrière les quenottes, une vraie pelle à tarte se faisait déjà une place à l’ombre. Et une des perles du bas tanguait, indubitablement.

Le niaf a hurlé de joie, tenu à prévenir la presse, Mamily et Oma, et danse la gigue depuis 2 jours, autant sur ses pieds qu’avec sa langue, contre la quenotte qui a rendu mon fils heureux.

Bon, moi, j’ai l’impression qu’on m’entaille le cordon ombilical, là. J’ai peut-être besoin d’un psy… mais je vais plutôt payer la petite souris !

 

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8 thoughts on “La dent.”

  1. Coucou…18 ans le pauvre..j’imagine bien tient .
    Ici ma fille de 5 ans n’attend que sa,surtout en voyant ses copines les perdrent au fils des jours.moi suis pas pressée et j’aime pas voir les dents qui bougent lol.mais bon,je me prépare psychologiquement à ce jour!!

  2. Plusieurs mois que ma 4 ans et demi me disait « maman m’a dent elle bouge la en bas! » Et moi « mais non tu es trop petite pour perdre tes dents, n’importe quoi! »
    Et ce soir, cris de joie en arrivant a la casaque: mamaaaaaannn!!! Regarde! C’est moi qui l’ai arraché et j’ai même pas eu mal!!
    Plusieurs jours que sa quenotte ne tenait qu’à un fil de gencives, la deuxième va suivre bientôt et moi j’ai pris dix ans dans ma tronche… Alors je compatis, mais alors tellement…

  3. Ah ah, j’étais passée à côté de ton article, heureusement que sa perte de dent spectaculaire du jour me le fait découvrir
    Ici je suis tellement fière d’endosser mon rôle de petite souris, que je tire comme une dingue sur leurs dents branlantes… Ce qui m’a valu un coup de stress hier quand la dent à la main j’ai réalisé que je n’avais pas un sou !

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