Tête dans les cartons, tête dans le guidon, tête dans le carton.

Par cette semaine caniculaire, je n’aurais pas arrêté une minute. Enfin, si. Je me suis forcé.

Comme j’avais perdu mon dissolvant, j’ai repassé une couche de vernis sur mes ongles pour m’obliger à me poser quelques minutes. Dommage, j’avais envie de faire pipi. On est une faileuse ou on ne l’est pas.

Mercredi, j’ai pris 2 bonnes heures sur mon emploi du temps cartons pour manger avec mes grands-parents. Quand Oma a annoncé à la serveuse que c’était un grand jour, parce que demain, nous partions pour toujours, des larmes se sont échappées de mes yeux. Y’avait même pas de poussière, je n’avais pas d’excuse. Enfin si, une. Je n’ai jamais réussi à voir pleurer Oma sans verser à mon tour des torrents de larmes. C’est un truc de famille.

Et pourtant, on le sait, que je vais revenir. Dans 3 semaines à peine. Mais le « pour toujours » a eu raison de nos sourires. Parce que oui, c’est un gros changement. Pour mieux, on le sait tous. Mais ça n’enlève pas la nostalgie. Cette semaine, j’ai « cartonné » autant que je pouvais pour ne pas voir la maison se vider. J’ai versé une larme en enlevant les photos du frigo, repoussé à plus tard le moment d’enlever les dizaines de souvenirs fous « masking tapés » dans les toilettes, l’endroit de la maison où tous les potes et la famille sont affichés.

J’ai emballé, trié, jeté, mis de côté.

En vérité (je vous le dis), je suis heureuse de partir. Mais cette maison, elle est quand même dure à quitter. Le Niaf a été tout déboussolé quand il s’est aperçu que les peintures de super héros n’étaient plus au mur. Il a fallu lui promettre qu’elles nous suivraient jusqu’à Périgueux… mais ce n’était déjà plus sa chambre, ici. Pas sans ses tableaux à lui.

Aujourd’hui, les déménageurs vont démonter nos meubles, les caser dans deux camions, et partir avec nos fringues, leurs jouets, nos souvenirs.

Il ne restera qu’une maison qui résonne encore de nos rires, de nos discussions à n’en plus finir, des cris de joie ou des disputes qui finissent en réconciliation.

Elle n’est déjà plus la nôtre, et même si on l’accepte avec le sourire, mieux vaut garder la tête dans le carton encore un peu… avant de vite, vite, remettre la tête dans ces mêmes cartons pour se récréer un cocon dans l’autre maison…

Ce soir, j’ai le sentiment d’être à la veille de partir en vacances. Toutes excitée de savoir ce que l’aventure nous réserve. Toute flippée d’oublier quelque chose. Alors que nous ne pouvons rien oublier puisque nous prenons tout. Angoissée et exaltée tout à la fois.

Et comme on ne fait jamais les choses simplement, après cette semaine de folie, dès samedi, nous serons dans les Landes pour souffler un peu avant de tout déballer… je crois qu’on l’aura bien mérité !

Rendez-vous sur Hellocoton !

8 thoughts on “La tête dans le carton.”

  1. Je déteste les cartons !!! **presque autant que les pieds :D**
    Lorsque Nous avons déménagé, il m’a fallu 1 an pour déballer le dernier carton posé au milieu de la cuisine…
    Après bientôt 4 ans, il en reste toujours 1 dans le couloir qui n’attend que des étagères et certainement moult bordel au garage qui lui n’attend que la déchetterie 😉
    Le pire étant que Nous n’avons QUE changé de rue :p

    Je voulais qqc de carré, de cartonné, de trié, d’organisé sur 24 voir 48H… Mais à un mois de l’accouchement c’était devenu compliqué !
    Papa n’a rien voulu écouté. Il a fait ça un soir, à l’arrache, en sortant du taffe. Il a choppé les voisins au vol, a pris TOUT ce qui restait dans la maison, a balancé ça dans de gros sacs poubelles et a balancé ces mêmes sacs au milieu de notre nouveau chez Nous.
    Le rêve du déménagement…

    Mais vous avez l’air bien organisé, ça se passera bien !
    Bon courage et surtout bonne nouvelle vie 😉

  2. bientôt ce ne sera qu’un mauvais souvenir!!!! mais cela dépendra du tps que vs allez mettre pour déballer le dernier carton de la cuisine!! lol

  3. Je sais que cela peut paraître étrange mais Jadore les demenagements…cest un nouveau positif qui nous permet de faire du nettoyage autant matériel qu’emototif. Cela doit quand même être difficile de dire au revoir à l’anciene maison

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.