Je suis en vacances. Il fait chaud, déjà, et je dégage d’un coup de pied le drap qui me recouvre à moitié. Je dors, je suis bien…Petits cris de joie. Fin de la nuit pour moi, il est entre 6h00 et 7h30, mais le niaf a décidé que la journée appartenait à ceux qui se lèvent tôt.

Pour ne pas réveiller les autres occupants du mobile home, je me mets sur la terrasse pour lui filer son bib’. Je prépare le ptit dej de la niafette qui partage les idées philosophiques à la con de son frangin (concernant l’heure, l’avenir, toussa.)

Je les occupe, je fais le mariole, je rêve d’aller me recoucher, je fais mon devoir de mère.

Une fois les autres levés, ça traîne un peu, entre les douches, le ptit dej, ma lecture sur mon vieux téléphone qui merdoie des actus hellocotton, la préparation des niafs.

Pour aller où, pour faire quoi? Mais la piscine, pardi! Bah oui, tu ne peux peux loger en camping et éviter la piscine. C’est le lieu, l’activité, le passe temps de prédilection de la niafette.

La piscine n’ouvre n’a 9 heures, mais rapport à tout ce qu’on a fait juste avant, même si on réussit à voir le soleil se lever, la famille entière n’est prête qu’à 10 heures, bien tassées. (alors les niafs, vous me ravalez illico presto votre théorie fumeuse sur le lever et l’avenir, merci.)

J’ arrive donc à la piscine, armée de pratiquement tous les objets cités dans un précédent article, sur accompagner ses niafs à la mer, le bateau pneumatique en moins (c’est interdit à la piscine, pasque si chaque gamin ramenait le sien, ce serait le bordel.)

Et là, merde, je me rends compte que je n’ai pas été assez rapide. Tous les transats sont occupés. Pourtant, même si je ne suis pas trop balèze en maths, je me rends bien compte que 150 transats occupés, ça fait beaucoup par rapport aux 4 nageurs et aux 3 lectrices de bouquins.

Dans un grand élan de naïveté bisounoursesque, j’ essaie de multiplier les 10 personnes présentes par 4, moyenne familiale. Bon, bah les proportions parlent d’elles-même, je ne peux pas rester bisounours plus longtemps. Je le sais, c’est définitif:

Un gang des serviettes sévit dans le camping. Oui. Truc de fous. Il va me falloir mener mon enquête.

Qui est le gang des serviettes?

Des individus qui, à 8h52, sortent en hâte de leur mobile home, pour répondre présents à l’appel du maitre nageur ouvrant les portes de la piscine.

Des gens qui non contents de déposer leurs serviettes perso,apportent  en prime les serviettes de leurs enfants, femmes, amis, voisins de mobile home…et les disposent sur les transats, avant de retourner, au choix: se recoucher/prendre le ptit dej/faire caca/partir en excursion pour la journée.

Le gang des serviettes peut revenir à la piscine vers 10h30 (à l’heure de l’embouteillage dans le pédiluve), après le déjeuner, ou même le soir, en rentrant d’ailleurs. En attendant, des transats qui pourraient servir à d’autres pendant ce temps là (et à mes niafs et nous, en l’occurence) sont occupés par des SERVIETTES.

Je conçois, dans ma grande ouverture d’esprit, que les serviettes ressentent le besoin d’être étalées toute la journée, moi-même, si je n’avais pas de gosse, je ferai serviette carpette, mais je suis contre cet espèce d’égoïsme qui consiste à dire « mes serviettes seront là toute la journée, de 9heures à 19 heures, et les tiennes, t’as qu’à les rouler en boule, là dans le coin. »

Je suis pour qu’on fasse « tourner les serviettes » (mais sans chanter ce refrain à la con, siouplait…trop tard, je l’ai dans la tête.)

Bref. Me voilà fort dépourvue. Avec le n’Am, dans un premier temps, nous tentons de changer les niafs entre le pied du parasol et la poubelle. Pas glop. Et puis, un peu dangereux. (je te rappelle que le niaf est en phase « je m’échappe comme je peux dès que je peux pour aller voir du pays. », phase qui cotoie en prime l’autre dite de « dès que je vois de l’eau, je pousse des petits cris saugrenus et je tente un rapprochement. »)

Et puis, on se dit que c’est ridicule, franchement. On ne va quand même pas s’agenouiller sur le carrelage pour sécher le niaf lorsqu’il sort de l’eau (assez régulièrement, vu que la piscine a une option grand bassin mieux chauffé que la pateaugeoire), tandis qu’à  moins d’un mètre de nous, il y a des chaises longues libres de tout occupant?

Ce serait con, que, pour une fois que je peux lire au moins 5 ou 6 lignes de mon bouquin pendant que les niafs pataugent, l’un dans sa grosse bouée, l’autre avec ses brassards, je sois dans l’obligation de  faire ma lecture debout (et pourquoi pas avec un pied en l’air, pour me donner une vraie contenance « c’est le concept de la lecture moderne »?) 

Alors, délicatement (si si, j’te jure), on replie les serviettes du gang, et on les dépose sur les barrières, juste derrière nous (avec ma mère qui elle, en grosse trouillarde, préfererait qu’on les déplace et que si quelqu’un arrive, on joue les innocents: « des serviettes, quelles serviettes? ah nan, j’vous jure M’dame, j’ai jamais vu de serviette sur ce transat… ») .

 Dans notre rebellion anti gang des serviettes, quand même, on ne prend que 3 transats pour 6, parce qu’on ne veut pas abuser.

Et on n’y pense plus. (à part ma mère, t’as bien compris qu’elle croit qu’on peut porter plainte contre nous pour déplacement de serviettes avant l’heure réglementaire.)

Petit à petit, les bassins se remplissent, les transats aussi. Toujours personne pour les nôtres/leurs.

Et là, là ! arrivent les chefs du gang. Et c’est là que ça se corse, sous le soleil corse (ah ah).

Mais comme cet article commence à se faire longuet, si tu veux, tu pourras lire la suite au gang serviettes!

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20 thoughts on “Le gang des serviettes (avec du coup d’gueule dedans!)”

  1. ah oui!!! je me suis faite avoir en espagne aussi avec ça ! c’était ouf, il n’y avait personne mais tout les transat etaient rempli de serviette, c’était relou !

    alors c’était chiant, on n’avait pas de transat pour nous…

    les gens croient que c’est leur propriété quoi… =/

    je veux voir la suite ! vite !

  2. Ben alors du sang, des larmes, des yeux au beurre noir, la suite la suite !!!
    Nous ona eu le gang des « bruyants jusqu’à 4h du mat « et personne n’ose rien leur dire. pfff

  3. Vous avez finis au gnouf au moins? Ca méritait bien ça.

    (Enfin moi je suis plutôt comme ta mère, j’aurais déplacé les serviettes en zieutant inquiéte de tous les côtés et en portant des gants pour être sûre qu’on n’y retrouve pas mes empreintes digitales)

  4. A toutes, yeah! j’ai créé le suspense…et un méga teasing, non? D’autant qu’avec le boulot qui m’attend pour préparer ma rentrée, vais je pouvoir écrire la suite…tout de suite???!!!

    @ Geek mamma, et t’as rien fait?

    @ Kaki, nous aussi on a eu les bruyants, mais ça venait d’un camp à côté, donc on n’a rien pu faire…

    @ Aggie, ah oui, au cas où les experts au camping débarquent pour vérifier qui a touché aux serviettes!!!!

    @ MMPS, ta mère et la fille de ta mère sont des rebelles!!!!

  5. @ Tililou et Charline, vous êtes des malines!!!!

    Pour les autres, ça n’a pas été trop long quand même…mais en tout cas, j’ai aimé vos hypothèses!!!!

  6. je veux savoir la suite
    bon j’attendrais demain, j’ai des choses a faire la 😉
    en tous les cas, le gang des serviettes exagerent (je ne te remercie pas pour la chanson « il faut tourner les serviettes »)

    j’espere que tu l’as maintenant dans ta tete lol

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