«

»

Le gosse est dans la caisse.#Paye ta honte de mère

8h30. J’ai déjà levé, préparé, emmené Niafette à l’école. Je suis passée mettre de l’essence dans la voiture, parce qu’à 9h12, selon mon plan, je dois être partie pour récupérer mon pauv’tit beau papa à l’hôpital d’yeux (je sais que ça s’écrit pas comme ça, euh…Mais comme il vient de se faire opérer pour un décollement de la rétine, je trouve ça approprié, c’est tout.)

9h08, je sors de la Poste avec un gros colis sous le bras (et le niaf dans l’autre, c’est pas lui que je surnomme gros colis, dis!) 9h11, tel le lapin d’Alice, je consulte frénétiquement ma montre, ferme la voiture à clé devant la maison, le Niaf endormi à l’arrière, le temps de poser mon colis dans la baraque. Bon, je l’ouvre quand même, ce colis, parce que j’adore les surprises. Oh, trop chou, j’aime. Je monte à l’étage pour le déposer.

9h14. J’suis à la bourre. Je ferme la porte de la maison. J’ouvre la portière de la voiture. Le niaf s’est réveillé et s’égosille. La portière ne s’ouvre pas. Ah oui, j’ai fermé à clé, vrai. Je cherche les clés, ne les trouve pas. Le niaf ne s’égosille plus, il s’époumonne. Je retourne mes poches. Rien.

Je m’énerve, le gosse s’énerve…y’a comme de l’énervement dans l’air. Je chante à tue tête la comptine des mains qui tournent histoire de calmer le jeu, et me dis que tant pis, je vais prendre le double des clés. Je me rappelle que le double des clés est dans mon sac à mains. Qui est sur le siège passager de ma voiture. Qui est fermée à clé.

L’espace de quelques instants, je me demande ce qui est le mieux:

– retourner la baraque à la recherche des clés, pendant que mon niaf subit le traumatisme de « d’où qu’elle est ma môman, je suis tout seul, et j’aime pas. »

– continuer à chanter, et que les voisins appellent les flics pour tapage diurne, …qui appelleront l’aide à l’enfance pour cause de gosse enfermé.

– Appeller un serrurier qui appellera l’aide à l’enfance parce que j’ai laissé le Niaf tout seul à l’arrière.

– péter moi même un carreau de la bagnole, et me taper ensuite 3 heures de route plein vent dans la tronche, avec la doc qui appellera l’aide à l’enfance suite à la pneumonie du Niaf…

Et là, d’un coup, l’illumination. Les doubles de clé, je les ai mises dans le tiroir, hier soir, en rangeant mon sac.

Ciao l’aide à l’enfance! Coucou Niaf, nan mais sérieux, pourquoi tu chouines?!

PS: A ce jour, les clés n’ont toujours pas été retrouvées.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>