Le Mont Saint Michel

Il y a 10 ans, le N’Am et moi partions au Mont Saint Michel et à Saint Malo. On se connaissait depuis quelques semaines, on partait « entre copains », même si ni l’un ni l’autre n’étions dupes… il y aurait de l’amour dans l’air normand (ou breton, ou normand…) (ouais, en gros, on allait se pécho.)

Dix ans plus tard, l’idée du pèlerinage, synonyme de tant de souvenirs (il m’avait pécho, à moins que ce ne soit moi ?! ) nous a chatouillés de nouveau.

Alors on s’est réservés un petit hôtel plus sympa que le formule 1 avec douche sur le palier de l’époque, et nous sommes partis à l’aventure… enfin, au Mont Saint Michel, en fait.

D’abord, nous l’avons vu de loin. J’ai trépigné dans la voiture. « Faut qu’on s’arrête, faut qu’on s’arrête ! » Mon mec a cru que j’avais une envie pressante, il a eu peur pour ses sièges, il a pilé net. Je voulais juste prendre une photo. J’ai délicatement posé les deux pieds au sol et plongé dans une flaque de gadoue. Mon mec a pensé à ses tapis de voiture, j’ai cru qu’il allait repartir sans moi. Mais c’était pas grave parce que j’ai pu prendre une photo floue. Les souvenirs, ça ne craint pas la boue.

L’hôtel était comme indiqué sur le site de réservation. Au pied du Mont Saint Michel. Enfin, à pieds plutôt. 12 000 pas, d’ailleurs. Mais de loin, on le voyait près. Ce n’est qu’en s’approchant qu’on a découvert qu’il était loin, au départ. Les navettes, c’est pour les faibles, qu’on disait en y allant. Pour les faibles et pour tous nos autres trajets, en réalité.

Sur la route, le n’Am s’est pris pour un metteur en scène. « Viens, on fait un coeur avec nos cordons de sweats rouges ». Comme vous le constatez sur la photo, l’idée m’a emballée.

On a donc marché, marché, marché… Mais la promenade en valait la vue, même s’il faisait moins 10 degrés. C’était beau comme à la télé, sans la chaleur du plaid sur le canapé.

Ensuite, on a kiffé. Admiré. Depuis la longue vue, le paysage était à couper le souffle. C’est ce qu’on s’est dit, parce qu’on avait pas de monnaie pour mettre une pièce dedans. De toute façon vu ce qu’on a imaginé, on aurait forcément été déçus.

Mont Saint Michel

Et puis on a grimpé. Grimpé. Bu une bière pour se désaltérer. Fait des photos de bas. Puis de haut. Puis de très bas à très haut. Je pensais Roméo et Juliette. Tout en ayant en tête l’histoire de la petite fille de 10 ans, en haut, dans un donjon. Si, celle qui a une pneumonie, ce qu’on allait pas tarder à expérimenter, nous aussi. (Merci Gad Elmaleh pour le romantisme de l’instant.)

On s’est pris d’amitié pour Germaine, qui n’aimait pas les selfies et qui a essayé de me bouffer le bout du doigt. On a donc ri, hurlé, pleuré (les deux derniers verbes ne concernent que moi.)

En redescendant, on est passés devant la Mère Poulard. On s’est dit « Quand même, ça se tente ». On a regardé les prix. On s’est dit « Nan, franchement, c’est un attrape-touristes ». On a réfléchi, on s’est dit qu’en fait, on était des touristes, on pouvait bien se faire attraper si on voulait. On a réservé.

On s’est fait couillonner. C’est de l’omelette à l’air, chez la mère Poulard. De l’air cher. Mais on n’a pas regretté, parce que le cadre était super et que comme ça, on n’a rien à regretter. On ne regrette donc pas de n’avoir rien à regretter. Tu suis ou quoi ?

Le lendemain, on a fait une photo pour des passants. Ils ont dit « Vous en voulez une aussi ? » On s’est dit, « Yep, immortalisons ce moment. Nous, le Mont Saint Michel… » il a juste un peu coupé le Mont Saint Michel. J’ai regretté d’avoir fait un aussi joli cliché de sa nana et de lui, si j’avais su, j’aurais pris leurs pieds.

On a dit tant pis, on va visiter l’abbaye. Et là encore, on a grimpé, ri, retrouvé Germaine, hurlé, et admiré les lieux et l’arc-en-ciel qui nous faisait coucou. On a kiffé.

Et puis on s’est dirigés vers Saint-Malo, pour poursuivre le pèlerinage d’il y a 10 ans… la suite au prochain épisode !

1 Commentaire

  • Vlynette 12 juin 2019 à 14 h 06 min

    ❤️❤️❤️

    Répondre

Pour dire des trucs:

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :