Vie de chien #4 (le vol de chaussette)

J’étais tranquillement installé en terrasse, ne me manquait qu’une petite gamelle de bière pour être bien, quand j’ai senti le vent tourner. J’ai vu Papa ramasser une chaussette dans l’herbe. Je m’étais dit, juste avant de m’affaler au sol, que j’avais oublié quelque chose, mais quoi ? En l’occurence, j’avais oublié de la planquer, cette satanée chaussette.

En fermant fort les yeux et en ronflant un peu, j’avais une chance de m’en sortir. Après tout, elle n’était pas à moi, cette chaussette. Il était donc plausible que l’autre blond (le bouclé), qui laisse tout le temps traîner ses affaires (pour mon plus grand bonheur) l’ai mise ici sans y penser.

De deux choses l’une : si Papa appelait le blond, j’étais sauvé. Il n’oserait pas me balancer. S’il m’appelait moi… il faudrait improviser.

 » Orson ??? »

Et merde. Stratégie activée. Plan enclenché.

Je m’apprête à te livrer mes meilleures astuces pour gagner une bataille. Prends des notes ! Il faut : beaucoup d’indifférence, faire semblant de ne pas comprendre, faire la gueule de l’innocent, noyer le poisson et offrir un regard rempli d’amour. Voici le tout en images ! Prêt ?

Phase 1. Le moment qui suit l’appel :

(Pense à venir rapidement quand même, si tu restes allongé trop longtemps t’es grillé)

Phase 2. Nier. Coûte que coûte.

Demander une enquête, s’il faut.

Phase 3. Noyer le poisson

(ou le jambon, c’est selon)

 chien

Phase 4. Prendre un air penaud…

et les faire rire. Très important, de ne pas oublier l’humour. Nécessaire, même. L’auto-dérision, ça aide toujours.

Phase 5. Les grandes promesses.

« Promis, juré, bavé ». Sur tout ce qu’ils veulent.

Ah, j’allais oublier. Attendre au moins une dizaine de minutes avant de recommencer, sinon, l’humain pense que tu te fous de sa gueule.

Orson.

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