L’entorse de l’annulaire. Entre hypocondrie et attelle.

Je ne suis pas hypocondriaque.

C’est vrai que petite, lorsque j’avais mal aux genoux lors d’une poussée de croissance, j’imaginais que j’allais finir dans un fauteuil roulant. Mais je ne savais pas pour les poussées de croissance, alors ça ne compte pas.

C’est vrai aussi que j’ai tendance à imaginer que j’ai chopé une pneumonie lorsque j’ai quelques frissons, mais c’est la faute du N’Am et de son arnaque au chauffage.

C’est vrai que le coup de l’irm ne te laissait pas croire que je n’étais pas hypocondriaque, mais j’étais sous lamaline et valium, à ce moment là.

Et puis d’abord, je ne suis pas hypocondriaque, je suis influençable, nuance. 

Alors quand, pour fêter ce nouveau tapis tout doux qu’on venait d’acheter avec le n’Am, les enfants ont sauté dessus pour prouver l’approbation familiale, je n’ai pas réfléchi et j’ai sauté, moi aussi. (influençable, tu vois?) Aaaaaah, être jeune dans sa tête, c’est important. Dans ses articulations aussi apparemment. Et apparemment (encore) ce n’était pas mon cas si je devais me fier au petit crac entendu et à la douleur ressentie. 

Un bloc de glace et quelques heures plus tard, ça ne passait pas, mais je me disais que c’était comme ça, à mon âge, ça ne passerait plus aussi facilement. Et puis, va savoir pourquoi, j’ai cherché dans mon moteur de recherche une façon d’atténuer le mal. (avec deux doigts, puisque l’annulaire souffrait, je te rappelle).

Quelques minutes plus tard, mon esprit influençable tirait donc à  la courte paille le moindre mal entre une entorse, une fracture de l’os scaphoïde (non, je ne sais pas où il se trouve, et alors?) ou un mot avec poulie qui semblait rigolo à lire mais pas à ressentir. J’aurais préféré opter pou rien du tout, mais mon cerveau était sous l’action d’une influence grandissante et nettement accrue par les forums de discussion. 

J’en ai donc parlé avec toi et les autres copains de la page, toujours prompts à me rassurer vous foutre de ma tronche. Vous m’avez fait marrer, mais vous m’avez inquiété, sachez. 

Oui, l’inquiétude sournoise… de ne rien avoir à vous dire le lendemain. Non les gars, c’était un bleu, je vous ai affolé pour rien. Voilà. L’air con, non? D’autant que prise dans ma douleur, j’avais forcé le N’am à bouffer un mini magnum pour m’en faire une attelle. 

entorse-auriculaire faire attelle

Le lendemain, j’ai donc accueilli avec (presque) soulagement mon entorse de l’annulaire. Avec beaucoup moins de bienveillance la vraie attelle, mais c’était mieux qu’une reconstruction de la poulie par arrachement des ligatures précornières. (ne cherche pas, j’ai inventé cette phrase.) 

Bref, je suis peut-être très influençable, peut-être un chouya hypondriaque… mais maintenant, mon mari et toi, vous saurez que si je dis que j’ai mal, c’est qu’il y a attelle sous l’annulaire. 

 

 

4 Commentaires

  • Flying-mama 4 décembre 2014 à 21 h 27 min

    Jamais on n’imaginera plus qu’il y a de la fumée mais pas de feu! Ça me rappelle ma pseudo phlébite, ton message sur fb, les dizaines de personnes qui s’inquiètent et l’hésitation entre déception et soulagement a la lecture du diagnostique!!!

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  • Vlynette 4 décembre 2014 à 23 h 41 min

    Kouâââââ ?!!! Ya des gens qui se foutent de ta tronche ??? NANMEHO !!! 😉

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  • Maman Lapin 4 décembre 2014 à 23 h 58 min

    La prochaine fois que tu te fais mal je suis volontaire pour manger le mini magnum…

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